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Thérapie énergéticienne Hypersensibilité

Identité profonde : comment savoir qui l’on est vraiment ?

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Il arrive un moment où une question apparemment simple devient étonnamment difficile : qu’est-ce que je veux, moi ? Nous savons parfois très bien ce que les autres attendent de nous. Nous savons être la personne fiable, celle qui s’adapte, celle qui rassure, celle qui réussit, celle qui ne dérange pas ou celle sur qui tout le monde peut compter. Nous avons appris à fonctionner dans notre famille, dans nos relations, dans notre travail et plus largement dans la société. Et pourtant, derrière cette capacité à nous adapter, une sensation étrange peut progressivement apparaître : celle de ne plus vraiment savoir qui nous sommes. Ce sentiment ne signifie pas nécessairement que nous avons “perdu” notre identité. Il peut plutôt indiquer que certaines adaptations ont pris tellement de place qu’il devient difficile de distinguer ce qui correspond réellement à nos besoins, nos valeurs et nos aspirations de ce que nous avons appris à être pour trouver notre place. Retrouver son identité profonde ne consiste donc pas à découvrir quelque part en soi une version parfaitement pure et définitive de notre personnalité. Il s’agit davantage de retrouver suffisamment de contact avec soi pour pouvoir reconnaître ce qui nous ressemble aujourd’hui : ce que nous aimons, ce que nous ne voulons plus, ce qui compte réellement pour nous, ce que nous ressentons, ce dont nous avons besoin et la manière dont nous souhaitons vivre. Et parfois, ce chemin commence par une prise de conscience déroutante : “J’ai tellement appris à m’adapter que je ne sais plus toujours quand je suis réellement moi-même.” Qu’est-ce que l’identité profonde ? Notre identité ne se résume pas à notre prénom, notre métier, notre situation familiale ou aux rôle que nous occupons. Lorsque nous répondons à la question “qui êtes-vous ?”, nous avons pourtant tendance à commencer par ces éléments. Nous sommes thérapeute, parent, conjoint, enfant de telle famille, personnes hypersensibles, introvertie, indépendante, généreuse ou perfectionniste. Ces caractéristiques disent quelque chose de nous, mais aucune ne suffit à nous définir entièrement. Notre identité se construit à partir d’un ensemble beaucoup plus complexe : notre tempérament, notre histoire, nos expériences, nos relations, nos valeurs, nos besoins, nos désirs, nos choix et la manière dont nous donnons du sens à ce que nous vivons. Elle n’est donc ni totalement innée ni entièrement fabriquée par notre environnement. Et surtout, elle n’est pas figée. La personne que nous étions à vingt ans n’est pas exactement celle que nous sommes à quarante. Certaines valeurs restent profondément stables tandis que d’autres évoluent. Des aspirations apparaissent. Certaines certitudes disparaissent. Des expériences nous transforment. Parler d’identité profonde ne signifie donc pas rechercher un “vrai soi” immuable qui aurait existé avant toutes nos expériences. L’expression peut plutôt désigner ce sentiment de cohérence intérieure qui apparaît lorsque notre manière de vivre correspond suffisamment à ce que nous ressentons, voulons et considérons comme important. Nous ne jouons alors pas constamment un rôle pour répondre aux attentes extérieures. Nous pouvons nous reconnaître dans la vie que nous menons. Comment notre identité se construit-elle ? Nous apprenons très tôt qui nous sommes en partie à travers le regard des autres. L’enfant découvre progressivement ses goûts et son tempérament, mais il observe également les réactions de son entourage. Certaines attitude suscitent de l’enthousiasme. D’autres provoquent de l’agacement, de l’inquiétude ou de la désapprobation. Il comprend ainsi peu à peu ce qui semble acceptable dans son environnement. Un enfant très expressif peut apprendre à contenir ses émotions si elles dérangent. Un autre comprend que ses résultats scolaires lui apportent beaucoup de reconnaissance et investit fortement la réussite. Un enfant particulièrement autonome peut recevoir tellement de compliments pour cette qualité qu’il devient ensuite difficile pour lui de demander de l’aide. Ces expériences ne sont pas nécessairement négatives. Nous avons tous besoin de nous adapter pour vivre avec les autres. Grandir implique justement d’intégrer des règles, de tenir compte des besoins d’autrui, de développer certaines compétences et de découvrir que nous ne pouvons pas agir uniquement en fonction de nos envies immédiates. L’adaptation fait donc partie de la construction de l’identité. La difficulté apparaît lorsque s’adapter exige régulièrement de mettre de côté des parties importantes de soi. Nous ne modifions plus seulement notre comportement en fonction d’une situation. Nous commençons à croire que certaines dimensions de nous-mêmes ne devraient pas exister. S’adapter n’est pas nécessairement se perdre Il est important de ne pas présenter toute adaptation comme une forme de renoncement à soi. Nous ne nous comportons pas exactement de la même manière avec un ami proche, un employeur, notre famille ou un inconnu. Nous ajustons naturellement notre langage, notre degré d’intimité et certains comportements au contexte. Cette souplesse est une compétence relationnelle. Elle devient plus problématique lorsque l’écart entre ce que nous vivons intérieurement et ce que nous montrons extérieurement devient presque permanent. Nous disons oui alors que nous voulons dire non. Nous faisons des choix importants principalement pour ne pas décevoir. Nous minimisons régulièrement nos émotions. Nous nous empêchons d’exprimer certaines opinions par peur du conflit. Nous poursuivons un mode de vie qui correspond davantage à ce que nous pensions devoir réussir qu’à ce qui nous nourrit réellement. A force, une question peut devenir difficile : “Si personne n’attendait rien de moi, qu’est-ce que je choisirais ?”. Et lorsque nous ne savons plus répondre, ce n’est pas nécessairement parce que nous n’avons aucune identité. C’est parfois simplement parce que nous avons passé tellement de temps à consulter les attentes extérieures que nous avons cessé d’écouter nos propres règles. La suradaptation : quand les attentes des autres deviennent notre boussole La suradaptation va plus loin que la capacité normale à tenir compte de son environnement. Elle apparaît lorsque nous modifions régulièrement nos comportements, nos besoins ou nos choix afin de préserver la relation, d’éviter le conflit, d’obtenir de la reconnaissance ou de rester conformes à ce que nous pensons que l’on attend de nous. Ce fonctionnement peut être très discret. Une personne suradaptée n’a pas nécessairement l’impression de jouer un personnage. Au contraire,